DATA CITY

DATA CITY

Vendredi 21 Avril 2017 -11:00 - Jeudi 13 Juillet 2017 -19:00
9 villes créatives arts numériques

Exposition collective des 9 villes créatives arts numériques : Austin (USA), Dakar (Senegal), Enghien-les-Bains (France), Gwangju (Republic of Korea), Linz (Austria), Lyon (France), Sapporo (Japan), Tel-Aviv Jaffa (Israel), York (United Kingdom)

Avec : BRIGHT WHITE (Royaume-Uni) / MIGUEL CHEVALIER  + ANNE ROQUIGNY (Enghien-les-Bains, France) / SIN DO-WON (Corée du Sud) / NORIMICHI HIRAKAWA (Japon) / ADRIEN M & CLAIRE B (Lyon, France)/ VERENA MAYRHOFER (Autriche) / OFFICINAMAMIWATA (Sénégal) / RAN SLAVIN (Israël) / STUDIOMODO (Etats-Unis).

MetaCities - Miguel Chevalier - Data City

Exposition collective des villes créatives du cluster arts numériques.

Cette exposition collective retranscrit l’effervescence artistique du cluster arts numériques en prenant la ville comme dénominateur commun.  Chacune des neuf villes proposera le travail d’un ou plusieurs artistes susceptible(s) de confronter l’ADN de la ville à la question du numérique et aux outils de demain.

L’exposition DATA CITY devient le support de cartographies imaginaires, à l’intérieur desquelles il est possible d’envisager d’autres paysages et de nouveaux usages. Un propos qui dresse une actualité des possibles, des virtualités multiples ou des artefacts imaginaires au sein de mondes alternatifs.

Deux thématiques se dégagent de ce parcours d’œuvres.

  • Longtemps opposée à la question de la ville, la nature est ici le point de départ de paysages fait d’interstices et de résistances, à la façon d’un brin d’herbe poussant dans la fissure d’un bloc de béton. Elle devient le baromètre d’une société donnée mais aussi le médium d’artistes qui imaginent alors de nouveaux rivages remodelés par les technologies et… la poésie.
  • Enfin, la ville d’hier et de demain. Comment au sein de nos sociétés et modèles urbains toujours plus avant-gardes, persistent certains gestes, certaines idées - préjugés ? -. Une lumière, une croyance, la construction d’un bonheur possible pour demain, ces aspirations fragiles viennent coexister avec le désir de progrès.

>> Un catalogue bilingue (français/anglais) reflétant toute la dynamique des villes créatives arts numériques et design, suite aux expositions programmées à l’occasion de la XIème Réunion annuelle, sera édité en juin 2017. D’une exposition à l’autre, cet ouvrage recensera les collaborations artistiques et politiques menées à l’échelle internationale.

Les oeuvres de la programmation

 

AUSTIN ( U S A )
STUDIOMODO : CLAY ODOM + SEAN ONEILL
FLOWERING PHANTASM

Cette installation est d’abord conçue comme une rencontre avec un objet familier dont la forme, la taille et les matériaux restent pourtant étranges. Cette structure en creux est un support évocateur sur lequel chacun laisse son imagination s’épanouir. L’armature, truffée de connectiques, interprète de façon sensible ce qui se passe autour d’elle, retranscrivant par le son et la lumière l’environnement auquel elle appartient et posant là-même les rudiments d’une communication avec le monde extérieur.

Avec l’aimable prêt du Amsterdam Light Festival

STUDIOMODO
StudioMODO est un espace de pratiques transdisciplinaires centré autour du design et situé à Austin, au Texas. A l’origine de ce projet, Clay Odom travaille à la conception de bâtiments et d’aménagements intérieurs de manière innovante. Il se consacre également à la recherche académique ainsi qu’à la pédagogie à l’Ecole d’Architecture au sein de l’Université du Texas, à Austin. En outre, il expose ses installations en Amérique du Nord, en Océanie et en Europe.

AUSTIN
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2015.
Dotée d’excellents établissements d’enseignement supérieur – notamment l’Université du Texas – et réputée pour sa modernité, Austin attire chaque année de nombreux professionnels du secteur de la créativité, dont certains ont rendu le Texas célèbre grâce à leurs chansons, films, oeuvres artistiques, jeux vidéo ou leurs innovations. C’est dans ce cadre que des événements comme le Festival SXSW de musique, du cinéma et des médias interactifs, le Festival de musique Austin City Limits et le Fantastic Fest sont devenus des manifestations culturelles incontournables de la ville.


DAKAR (SÉNÉGAL)
OFFICINA MAMIWATA (TIZIANA MANFREDI & MARCO LENA)
LIQUID LANDSCAPE STUDIO #3

Liquid Landscape est une évocation du sacré qu’il est possible de percevoir en contemplant la nature. Au gré du flux incessant de l’eau, le collectif Officina mamiwata fait de ce paysage aquatique, une retranscription symbolique de nos questionnements intérieurs : la conversation avec l’eau ne s’arrête jamais ; elle court dans les fleuves, elle part et revient dans la mer, elle nous souffle dans les oreilles à travers le vent des paroles d’ailleurs, d’autres langues.

Cette installation est dédiée à la mer, celle qui entoure la ville de Dakar mais aussi à la déesse aquatique Mame Coumba surgissant des eaux et qui, pour celui qui l’invoque, lui offre prospérité et protection. L’eau, source de vie, détient le secret de la mémoire ; son éternel balancement est insufflé du même mouvement que de ceux de la terre et des êtres vivants.

En savoir plus : vimeo.com/15458320

OFFICINA MAMIWATA
Collectif d’art vidéo composé par Tiziana Manfredi (vidéaste et performer) et Marco Lena (historien, réalisateur).
Ils collaborent depuis 2007, année de leur rencontre en Afrique de l’Ouest pendent la mise en oeuvre d’un projet d’art public. Suite à cette expérience ils décident de s'installer dans la capitale sénégalaise et de continuer leurs recherches communes autour de la création d’images et
vidéo dans plusieurs pays africaines, dont Ghana, Benin, Burkina Faso et Mali.
Depuis 6 ans ils réalisent des reportages culturels pour différents chaines internationaux.

DAKAR
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2014.
Arrimée à un riche patrimoine et une tradition d’ouverture, Dakar est une métropole créative qui accueille des manifestations culturelles de grande envergure, dont le Festival mondial des arts nègres et la Biennale de l’art africain contemporain. La ville dispose également d’un grand nombre d’infrastructures culturelles : le Musée Théodore-Monod d'art africain, le Village des arts, des galeries dont la Galerie nationale d’art, le Théâtre national Daniel Sorano et le Grand Théâtre national. Ces infrastructures multiples symbolisent le dynamisme de la scène artistique de Dakar et d’une communauté d'acteurs vivante et diversifiée.


 

ENGHIEN-LES-BAINS (FRANCE)
ANNE ROQUIGNY
BBOTS / REBELLING NATURE

Tombé du cyberespace, BBot est une sculpture connectée à Internet qui projette des collections d'œuvres d'art en ligne. Comme une exposition dans l’exposition, cette programmation d’œuvres est composée par le travail de 11 artistes :
- Alix Desaubliaux Internet meditation
- Emilie Gervais Virus Ventilation, Sense, Punching, Pinkraincoat, Mirror, Hovercraft, Distraction
- Eva Papamargariti Terraload, Iced
-
Isabelle Arvers Mer Rose, Mer Violette
- Joe Hamilton Hypergeography
- Katie Torn Myopia’s Toil
- Pussykrew Fossil
- Phillip Stearns Gazing Sphere Loop, Oil slick vid
- Sabrina Ratté Domestic Landscape: Eclipse
- Yoshi Sodoeka Colorful colorado, Universe / Calibration, Radioactive mountain
- Snow Yun Xue Fu The Chambers, Figment (version 1)

Cette programmation est conçue spécifiquement pour Data City, et présentée sous la forme d’une navigation Internet en temps réel. Le BBot « surfe » automatiquement, et projette sur les murs de l’espace du Cda, une sélection d’œuvres évoquant la question de l’action de l’Homme sur notre planète et son écosystème. Il est alors possible de parcourir des territoires imaginaires aux paysages saturés et volatiles. Les œuvres révèlent des panoramas artificiels, étranges et parfois post-catastrophiques. Notre perception est mise à l’épreuve par la vision de ces mondes pixellisés, où la nature se rebelle et se comporte de manière imprévisible. La nature reprend ses droits et n’en fait qu’à sa tête.

En savoir plus : vimeo.com/158358322

ANNE ROQUIGNY
Anne Roquigny curatrice nouveaux médias, s’est spécialisée dans la production et la programmation de projets artistiques hybrides liés au son, aux arts visuels, à Internet et aux réseaux.
Depuis qu’internet existe, elle invente des dispositifs pour promouvoir les artistes du web, ses projets WEBJAYS (performances, conférences, workshops et expositions de créations en ligne..) ont été programmés dans nombreux festivals, centres d’art et musées Internationaux. Avec l'artiste David Guez, elle est à l'initiative du projet HOSTANARTIST, une plateforme en ligne de résidence d'artistes chez l'habitant, lancée en novembre 2015.

ALIX DESAUBLIAUX
Née en 1993 à Fougères.
Développant une pratique protéiforme, Alix Desaubliaux convoque dans la création de ses pièces des matériaux qui ont a priori davantage à voir avec la programmation informatique qu’avec les catégories traditionnelles des arts plastiques, dont elle repousse habilement les limites. Le code, la 3D, les jeux vidéo sont en effet quelques-uns des moyens qu’elle utilise pour générer des expériences interactives. Comme une fenêtre ouverte sur un « nouveau » monde, son travail nous invite littéralement à basculer dans un environnement virtuel, à engager le dialogue avec les machines qui nous entourent et à explorer les formes d’intelligence dont elles sont aujourd’hui porteuses.

EMILIE GERVAIS
Emilie Gervais est une artiste, créatrice de contenu, conceptrice et développeuse Web née à Montreal (CAN). Son travail explore la corrélation entre l’art, la culture de réseau et l’internet. Elle a obtenu un Master de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et vit actuellement à Marseille (FR). Son travail a été présenté sur Art Slant, ETC Media, Rhizome, The Creators Project, Dazed & Confused, Blouin Artinfo, Kill Screen, Sleek Magazine et Hyperallergic, parmi d’autres. Elle a donné une conférence sur l’art web au Collège Dawson, a été panéliste au Sight & Sound Festival et au ReFRAG Media Archeology Festival.

EVA PAPAMARGARITI
Née en 1987.
Elle a grandi en Grèce où elle a été diplômée du Département de l’Architecture, Université de Thessalie, d’un Diplôme d’Architecture (2012) et ensuite  d’un Master de Design et Communication Visuelle, au Royal College of Art, Londres. Elle se focalise sur un support temporel et aussi sur du matériel imprimé et des installations.  Intéressée par la création d’espaces rendus 2D ou 3D, formes et géométries qui peuvent provoquer des narrations basées sur les situations simultanées obscures qui arrivent fréquemment au quotidien au bord du numérique et du physique. Elle a collaboré avec différents groupes de design et des marques telles que Diesel, Kenzo et MTV. Son travail a été exposé à New York, Los Angeles, Paris, Londres et 7 autres villes et institutions telles que le Tate Britain (Londres), Museum of Moving Image (New York), MoMA PS1 (New York), etc.

ISABELLE ARVERS
Isabelle Arvers est auteur, commissaire d’exposition indépendante et game artiste. Son champ d’investigation est l’immatériel, au travers de la relation entre l’Art, les Jeux Vidéo, Internet et les nouvelles formes d’images liées au réseau et à l’imagerie numérique. Pionnière dans le domaine du game art en France, elle a été Commissaire de l’exposition Playtime-la salle de jeux de Villette Numérique (2002), ainsi que de la galerie de net.art sur les « jeux sonores ». Ses projets d’expositions et d’événements ont ensuite présenté le jeu vidéo comme un nouveau langage et comme un moyen d’expression pour les artistes : Organisation d’un concert de gameboy music au Project 101, Paris, 2004. Commissaire de l’exposition No Fun ! Games and the gaming experience pour Gamerz 2009-2014, Salon Numérique à la Maison Populaire, Montreuil, et Game Heroes à l’Alcazar, Marseille, 2011.

JOE HAMILTON
Né en 1982 en Tasmanie.
Installé à Melbourne, Australie, Joe Hamilton utilise la technologie et trouve des matériaux pour créer des compositions complexes en ligne, hors-ligne et entre les deux. Son travail récent questionne les notions établies de paysage et d’environnement au sein d’une société, qui devient de plus en plus en réseau. Le travail d’Hamilton est inclu dans un nombre d’évènements collectifs en Australie, Europe et Amérique du Nord. Les expositions collectives sélectionnées incluent Penetrating Surfaces au The Austrian Film Museum à Vienne (2014), CTRL Paste au New Low à Melbourne (2013), Urban Dreams au The Old Bowery Station à New York (2013), Palazzo Peckham à la 55è Biennale de Venise à Venise (2013), Dark Matter à Machine Project à Los Angeles (2012) et Synthetic Vertigo au Museum für Gegenwartkunst à Basel (2012).

KATIE TORN
Née en 1982 à New York.
Installée à New York-based, l’artiste Katie Torn intègre des représentations graphiques informatiques 3D et vidéo afin de modéliser des scènes simulées virtuellement, hors des détritus d’internet et consommateur de culture. Diplômé  d’un Master d’Arts Appliqués de la School of the Art Institute of Chicago en 2012.  En collectant des objets abandonnés et des éléments disponible en ligne, les assemblages numériques de Torn porte les traces des consommateurs d’époques passées et des historiques de navigation sur le web. Torn a été membre en 2013 du Eyebeam Art & Technology Center, et résidente du LMCC Process Space on Governors Island en 2016.  Son travail a été exposé dans des lieux nationaux et internationaux tels que Wayne State University, Detroit, MI (2017); Arizona State University (2017); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2015); MOMA PS1, New York (2014);Roots & Cultures Contemporary Art Center, Chicago (2013), etc.

PUSSYKREW
Pussykrew est un duo interdisciplinaire composé de Tikul et mi$ gogo. Leurs pratiques créatives des installations multimédia, imagerie 3D, clips vidéo et performance audio-visuelle, jusqu’aux DIY électroniques et sculptures design. Pussykrew est originaire de Pologne, et s’est développé à l’international via l’Irlande, le Royaume-Uni, Berlin, Bruxelles, Shanghai et l’environnement en ligne. Pussykrew explore les concepts post-humains, les esthétiques corporelles, les paysages urbains et les identités fluides avec leurs notions synthétiques-organiques, constamment à la recherche d’états liminaux au sein du royaume du numérique. Pussykrew crée des voyages visuels transgenres, filtrés par une maille de données charnelles, une dysphorie liquide et un mélange de fantasme 3D. Le travail de Pussykrew a été sélectionné pour les expositions Saatchi Gallery London, 3D Printshow - Carrousel du Louvre Paris, Espace Pierre Cardin (Paris), Berlin Art Week, Oberhausen Kurzfilmtage (Germany), European Media Art Festival, etc.

PHILLIP STEARNS
Né en 1982 aux USA.
Master des Arts Appliqués Cal Arts - Music Composition and Integrated Media (2007).
BS University of Colorado @ Denver - Music Industry Studies: Sound Recording (2005).
Son travail est centré sur l’usage des technologies électroniques et des supports électroniques pour explorer les relations dynamiques entre les idées et le matériel, mobilisés au sein des sociétés complexes et interconnectées. La déconstruction, la reconfiguration, et l’extension sont des méthodologies et techniques clés employées dans la production et les travaux qui vont des performances audiovisuelles, aux sculptures électroniques, à l’installation son et lumière, aux textiles numériques, et autres bizarreries aussi bien numérique que matérielles..

SABRINA RATTE
Née 1982 au Canada.
Le travail vidéo de Sabrina Ratté est caractérisé par la création d’environnements virtuels générés par des signaux électroniques. L’électricité, comme matériel brute, est sculptée, manipulée et altérée numériquement pour renaître en une architecture vibrante et lumineuse. Ses oeuvres se situent à la limite de la science-fiction, à mi-chemin entre l’abstraction et le figuratif, l’utopie et la dystopie, l’architecture et le paysage. Son travail inclut des installations, impressions et performances live. Expositions passées: Dolby Gallery (San Francisco), Young Project Gallery (Los Angeles), Paddles On!, la première enchère d’art numérique chez Phillips, EMPAC (Troy), Museum of the Moving Image (New York), le Festival International de film Rotterdam, Biennale international d'art numérique de Montréal, the Lampo series (Chicago), Elektra (Montréal), MUTEK (Montréal, Mexico, Barcelona). Elle est représentée par la Galerie parisienne Laffy Maffei.

YOSHI SODOEKA
Yoshi Sodeoka est un artiste multidisciplinaire et un musicien de Yokohama, Japon, qui a vécu à New York pour plus de deux décennies. Le travail neo-psychedelic de Sodeoka avec la video, les GIFs et l’impression habite simultanément le monde des arts appliqués et de la musique auquel il a collaboré avec des groupes tels que Psychic TV, Tame Impala, The Presets; les publications pour lesquels il a créé des impressions d’art pour le New York Times, San Francisco Magazine, Entertainment Weekly et les publicités pour lesquels il a développé des projets avec des marques telles que Apple et Nike. Le travail de Sodeoka a été exposé au monde entier, au Centre Pompidou, Tate Britain, Museum of Modern Art, Deitch Projects, La Gaîté lyrique, Channel 4 Random Acts UK, Baltimore Museum of Art, etc. Son travail a été sélectionné pour la collection permanent du Museum of the Moving Image aussi bien que pour le San Francisco Museum of Modern Art.

SNOW YUN XUE
Le travail artistique de Snow Yunxue Fu’s touche le sujet du Sublime en utilisant des installations d’animation topographiques créés par ordinateur. Elle examine et interprète le monde autour d’elle à travers la réalité numérique, dans laquelle elle dessine un parallèle aux royaumes du physique, du virtuel, du métaphysique, et du multi-dimensionnel. Fu a exposé son travail au niveau national et international, don’t le Hong Kong Arts Center, ISEA2016 à Hong Kong, Expo Chicago, Hongli Chen Art Museum, ,Chicago Artist Coalition, Kunsthalle Detroit Museum of Contemporary Art, Chicago Filmmakers, MoMA PopRally Screening, NURTUREart Gallery à Brooklyn, TEMP Art Space in New York, et Gallery C Space in Beijing, etc. Sa première peinture,, Kissing the Mother, est dans la collection permanent du Musée National de Chine en 1994, pour laquelle elle conserve le record de l’artiste la plus jeune de la collection.

ENGHIEN-LES-BAINS
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2013.
Les arts numériques sont une source d’attractivité pour Enghien-les-Bains. Ils irriguent et dynamisent l’espace urbain grâce à d’ambitieux projets de vidéo-mapping et au rayonnement de la Biennale internationale Bains numériques qui, à travers une large palette de propositions artistiques, une compétition internationale et des rencontres professionnelles, transforme la ville en un laboratoire à ciel ouvert. Enghien-les-Bains s’implique également dans des partenariats et actions en réseau dans le domaine des arts numériques, par le biais du RAN, Réseau des Arts Numériques, initié par le Centre des arts en 2007.


 

ENGHIEN-LES-BAINS (FRANCE)
MIGUEL CHEVALIER
VOXELS LIGHTS, MÉTAPOLIS, MINI VOXELS LIGHT

L'installation Mini-Voxels Light se compose de 5 sculptures lumineuses empruntant la forme minimaliste du cube. Disposées sur des socles de différentes hauteurs, ces sculptures dessinent les contours d'une ville plongée dans la nuit. Différentes chorégraphies lumineuses colorées évoluent et pulsent en permanence à l'intérieur des cubes. La lumière se diffusent et se diffractent à travers des panneaux de polycarbonate et les découpes de pixels, créant d'étonnants effets cinétiques et expériences visuelles. Une ligne de flux, puis une seconde, puis une multitude, apparaissent, se croisent, s'égarent en de multiples chemins aléatoires. C’est une nouvelle poétique de la matière qui s’élabore, une esthétique de la lumière à l’état pur dans ses variations combinatoires. Par ce monde d’énergie, Miguel Chevalier retranscrit ici les notions de flux et de réseaux qui trament notre environnement, et qui apparaissent ici dans leur substance.

En complément de cette installation, sont présentées 3 impressions numériques Méta-polis. Sans début, ni fin, sans centre et périphéries, Méta-polis est une ville virtuelle qui se génère d'elle-même grâce à une bibliothèque de formes architecturales, superposant les époques, mêlant réalité et fiction. C'est une ville du futur qui se nourrit du passé et du présent, intégrant différents éléments issus de l’architecture et de bas-relief préhispanique. Ces trois tableaux ne sont plus que des immenses enchevêtrements de réseaux, une architecture du cyberespace. Il s'en dégage un espace réticulé semblable aux circuits imprimés, un labyrinthe de données. Ils sont l'image de la circulation de flux des données, la multiplicité de l’échange de l’information en temps réels qui trament notre environnement, qui se créent et circulent en continu à une vitesse toujours plus rapide. C'est l'image métaphorique du Big-Data, de l'explosion quantitative des données numériques qui contraint à de nouvelles manières de stocker les données, de voir et analyser le monde. L’artiste livre des pistes de réflexion pour renouveler le regard sur la ville et sur l’architecture, pour réinventer la ville de demain et imaginer notre monde futur. Ces trois créations nous montrent enfin une ville où patrimoine et modernité se mêlent plus aisément que dans le monde réel. Cette oeuvre dénonce les dérives urbaines et alerte sur la disparition du patrimoine sur de nombreux continents.

MIGUEL CHEVALIER
Depuis 1978, Miguel Chevalier utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique.


 

GWANGJU (RÉPUBLIQUE DE CORÉE)
SIN DO-WON
ONE EYE

One Eye aborde métaphoriquement l’Histoire de Gwangju, en particulier le soulèvement populaire 518 en référence à la date du 18 mai 1980, date du mouvement pour la démocratisation qu’a connu la Ville. Cet épisode tragique a laissé de profondes cicatrices et Sin Do-Won choisit le titre en référence à une expression populaire qui dit combien il est impossible de regarder le passé de ses deux yeux tant celui-ci reste lourd dans la mémoire collective.

Cette installation vidéo tente de retranscrire la portée psychologique de ces évènements à travers le regard d’une petite fille. Dans un paysage désolé, cette enfant vêtue de blanc symbolise la génération à venir, remplie de rêves et d’espoirs. Les images d’archives dans son cache-oeil laissent progressivement place à des effets graphiques stéréoscopiques 3D, créant chez le visiteur, malaise et troubles perceptifs, rejouant autrement les traumas du passé mais augurant aussi par la couleur et le rythme, un bonheur à venir possible.

SIN DO-WON
Diplômé de l’Ecole des arts de Corée, Sin Do-Won vit et travaille en Corée du Sud où il prend part au paysage artistique en tant qu’artiste visuel, performer mais aussi réalisateur de clips vidéo.

GWANGJU
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2014.
Gwangju sert aussi de centre culturel et artistique pour le Sud-Ouest de la Corée. Les arts numériques connectent les talents artistiques contemporains de la ville à des technologies de pointe. De nombreuses manifestations culturelles et artistiques sont organisées dans la ville, comme la Biennale de Gwangju, le Festival des arts numériques et le Forum de la culture asiatique, qui contribuent à l'expansion des horizons de ce domaine créatif.


 

LINZ (AUTRICHE)
VERENA MAYRHOFER
DRAW:ER

Verena Mayrhofer joue avec les stéréotypes et les représentations caricaturales véhiculées parfois à l’encontre de chaque pays, autour notamment des questions de patriotisme, de nationalisme et de nostalgie. Cette installation sonore plante le décor d’un intérieur autrichien vintage avec, au mur, une étagère à épices dont chaque tiroir recèle en fait, une anecdote audio. Les visiteurs peuvent ainsi les ouvrir et écouter la parole de personnes du monde entier, invitées à partager ce qu’elles pensent de l’Autriche.

Verena Mayrhofer complète ses interviews en recueillant celles d’adolescents, demandeurs d’asile dans la ville de Linz. Leurs témoignages diffèrent des précédents notamment par l'orientation donnée par l'artiste qui leur demande de confronter les attentes qu'ils avaient à leur arrivée, à l'expérience qu'ils ont depuis ainsi qu'à la relation qu'ils entretiennent avec le pays et les habitants.

VERENA MAYRHOFER
Née en 1984 - vit et travaille à Linz et Haag, Autriche.
Verena Mayrhofer étudie les médias interactifs à l'Université d'Art et de Design de Linz depuis 2012. Son travail prend aussi bien la forme d’installations art numérique que de courts documentaires. Ses oeuvres ont été présentées au week-end du design numérique/ACF à Londres, au Festival Ars Electronica en Autriche, et au travers plusieurs festivals du cinéma en Europe.

LINZ
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2014.
Depuis le lancement de l’Ars Electronica et du Cloud of Sound en 1979, Linz – capitale européenne de la culture en 2009 – a fait des progrès impressionnants se positionnant comme une ville pionnière et un foyer international pour les arts et les compétences numériques. Le Festival annuel Ars Electronica et le Prix Ars Electronica présentent et honorent l'excellence et fournissent une impulsion essentielle au développement de la culture numérique dans le monde entier. D’autre part, le Centre Ars Electronica et le Futurelab sont des moteurs régionaux d'innovation dans la recherche et le développement ainsi que dans l’éducation et la formation.


 

LYON (FRANCE)
ADRIEN M & CLAIRE B
LA NEIGE N’A PAS DE SENS

La compagnie Adrien M & Claire B, alias Adrien Mondot et Claire Bardainne, crée des formes allant du spectacle aux installations dans le champ des arts numériques et celui des arts vivants. Leur démarche place l’humain au centre des enjeux technologiques, poursuivant la recherche d’un numérique vivant : mobile, artisanal, éphémère et sensible.

Dans cette première monographie consacrée à leur travail, une série de six oeuvres en réalité augmentée, permet d’expérimenter leur démarche et donner corps à l’imperceptible. Au-delà de chaque proposition graphique papier, vient se révéler numériquement un nouvel univers, permettant dans la fugacité d’un instant, de percevoir l’invisible.

En savoir plus : vimeo.com/161944781

ADRIEN M & CLAIRE B
Adrien Mondot, artiste pluridisciplinaire, informaticien et jongleur, crée des spectacles mettant en oeuvre des interactions sensibles entre le numérique, le jonglage, la danse et la musique. En 2010, il rencontre Claire Bardainne, plasticienne, designer graphique et scénographe. Diplômée d’Estienne et des Arts Déco de Paris, ses recherches visuelles se concentrent sur le lien entre signe, espace et parcours, explorant les va-et-vient entre imaginaire et réalité.
Ils refondent en 2011 la compagnie qui devient Adrien M & Claire B. Aller au-delà de l’espace du plateau et de la temporalité de la représentation est notamment un des axes forts de la transformation de la compagnie.

LYON
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2008.
La création par la Bibliothèque municipale de Lyon, de la bibliothèque numérique de Lyon (NUMELYO) et la mise en place de la plateforme numérique Numeridanse par la Maison de la danse comptent parmi les principaux projets réalisés. Les Musées de la Ville se sont aussi engagés dans le développement de stratégies numériques, notamment avec des projets de bornes patrimoniales interactives dans la cité. Dans le domaine théâtral, le Théâtre Nouvelle génération et le Théâtre des ateliers s’ouvrent aux créations numériques, aux croisements des autres arts. Pour les arts numériques, la Ville soutient différentes initiatives, notamment le Festival Mirage dédié aux arts numériques au Festival Nuits Sonores, ou encore la Fête des Lumières, grand rendez-vous de la ville avec plus de 3 millions de visiteurs à chaque édition, qui accueille depuis plusieurs années les oeuvres d’artistes numériques.


 

SAPPORO (JAPON)
NORIMICHI HIRAKAWA
DATUM

Datum est un projet issu d’un programme de résidence à l’Institut de Physiques et de Mathématiques appliquées à l’Univers (Japon), et donnant lieu à une série d’expérimentations autour de la notion de dimension supérieure développée par le mathématicien grec Euclide.

L’espace euclidien à 6 dimensions conçoit à la fois la position physique d’un objet, mais aussi son orientation, donnant ainsi lieu à une variété infinie de dimensions dites supérieures. Norimichi Hirakawa expérimente ici le numérique en transposant le pixel, la forme, la couleur, le mouvement, le temps et finalement la transformation par le calcul qui en résulte, comme autant de dimensions capables de révéler l’idée de beauté, perceptible à plusieurs niveaux, dans le monde physique mais aussi dans des dimensions plus élevées.

NORIMICHI HIRAKAWA
Né en 1982. Le travail audiovisuel de Norimichi Hirakawa repose sur un procédé de programmation informatique en temps réel. Il prend aussi bien part à des expositions nationales et internationales qu’à des Festivals d’art numérique. En 2004, il est récompensé par le Prix d'Excellence au festival d’art numérique au Japon et reçoit en 2008, le Prix Ars Electronica dans la section arts numériques. Il collabore en tant que technicien pour des artistes tels que Ryoji Ikeda, Seiko Mikami et Yoshihide Otomo, et performe aux côtés de Kumiko Noguchi. Il est le directeur artistique du projet ARTSAT (Projet art et Satellite).

SAPPORO
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2014.
À Sapporo, les arts numériques ne sont pas confinés dans l’enceinte des musées. Au contraire, ils prospèrent dans toute la ville, exprimant sa diversité culturelle. Grâce aux médias numériques et à leur effet de démocratisation, les difficultés d’accès à des expressions culturelles comme la musique, le secteur de l’édition ou la diffusion audiovisuelle sont en cours de démantèlement et les moyens d'expression deviennent largement accessibles au grand public.
La ville de Sapporo abrite la salle de concert Kitara, réputée pour être la meilleure du Japon sur le plan acoustique, ainsi que le Parc d’art de Sapporo, un vaste espace artistique, qui comprend, entre autres infrastructures, le Musée d'art de Sapporo.


 

TEL AVIV (ISRAËL)
RAN SLAVIN
URSULIMUM

Ursulimum est une odyssée sous-terraine au sein d’une ancienne cité médiévale imaginaire aux allures futuristes trouvée à 200 mètres de profondeur sous les rues du vieux Jérusalem. Un jeune garçon harnaché dans une tenue d’astronaute, vagabonde dans ce dédale infini habité d’Histoire et de symboles liés aux sciences et aux religions.

Cette vidéo expérimentale est une quête imaginaire qui tend à construire des architectures en kaléidoscope complexes et vides, peuplées de champs magnétiques, de radiations et de fantômes.

En savoir plus : vimeo.com/33281766

RAN SLAVIN
Ran Slavin est un artiste numérique, vidéaste, compositeur et réalisateur. Son travail explore fiction et narration sous des formes prismatiques au travers d’installations vidéo, de musiques électro et de films. Son approche de la postproduction et de la composition numérique sont autant d’outils lui permettant de construire de manière sensible ses narrations. Son travail est traversé par les polarités fait/fiction, surnaturel/mythe, physique/éther, contraignant le spectateur à dépasser l’immédiateté d’une situation et proposer d’autres possibles, d’autres ailleurs.

TEL AVIV
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2014.
Plusieurs facteurs ont contribué à transformer Tel Aviv en un centre de créativité, dont son attitude d'ouverture, son planning urbain, son cadre agréable et ses politiques et mécanismes de soutien civique. L’écosystème technologique de la ville génère beaucoup d'événements axés sur la technologie, dont des centaines de rencontres, de conférences, de « hackathons », de concours et d’autres rassemblements d'arts numériques chaque année. Ces événements fournissent des plateformes pour l'échange d'idées, le réseautage et la collaboration. À son tour, « l'écosystème start-up » attire toujours plus d'énergies talentueuses et créatrices, dont des investisseurs, des entreprises et des capitaux d'Israël et de l'étranger. Les jeunes entrepreneurs créatifs, en particulier dans le domaine de l'innovation numérique, les étudiants et les artistes sont attirés par les opportunités commerciales, en matière de formation et culturelles qu’offre la ville ainsi que par la possibilité de vivre au sein d’une communauté créative.


 

YORK (ROYAUME-UNI)
BRIGHT WHITE (CHRIS WALKER BENG (HONS) & ADAM STANNING)
COLLIDERCASE

ColliderCase est un dispositif de présentation d’objets dont le principe repose sur un système optique numérique. York présente ici un ensemble de pièces issues du patrimoine de la Ville, mis en scène sous la forme d’hologrammes flottants dans la vitrine. Les objets présentés en 3D, deviennent donc malléables au sens où le spectateur peut réellement interagir avec en choisissant son point de vue de présentation, ou bien en simulant son utilisation.

Bright White, agence de design basée à York, développe ici de manière inédite les outils numériques en les appliquant à la mise à disposition de contenus et d’informations adaptables auprès des publics.

CHRIS WALKER BENG (HONS)
Concept Designer, Artiste et Manager de Project
Il est le co-fondateur de l’agence Bright White et travaille autour de projets tournés vers le patrimoine, les loisirs, les arts et l’architecture.

ADAM STANNING
Creative Designer et Artiste, 3D et Graphic Design
Après avoir lancé sa propre agence de graphisme et de multimédia, il rejoint l’équipe de Bright White et travaille sur l’identité visuelle de l’agence avant de rejoindre la direction de Bright White.

YORK
Ville membre du Réseau des villes créatives (RVCU) depuis 2014.
Au cours de la dernière décennie, York a soutenu les investissements dans ses institutions culturelles, en lançant plusieurs initiatives emblématiques telles que le Festival de la ville éclairée de York et les Pièces des mystères de York. À travers ces initiatives, la ville met en valeur la place centrale de la culture dans ses traditions d'accueil, d'éducation et de promotion.


Du 29 juin au 13 juillet, un parcours d’œuvres installées dans l’espace public au cœur de la ville d'Enghien-les-Bains prolongera ce premier volet de l’exposition collective DATA CITY.

 

Emplacement: 
Centre des arts
12-16 rue de La Libératon
95880 Enghien-les-Bains